Tout dabord, à la base, un directeur, ou un manager (certains confondent ces deux mots, d’autres y mettent des variantes) a pour mission de diriger un service, une entreprise. Il se doit premièrement de diriger le personnel, l’équipe, coordonner les actions, deuxièmement assurer, réaliser, ou faire réaliser la gestion financière et administrative, troisièmement garantir que le niveau technique des actions à réaliser correspond au challenge demandé, ou souhaitable (et ici il est possible de décliner tous les secteurs imaginables pour ce directeur). De plus, pour diriger, un directeur doit connaître la direction qu’il doit prendre, ses objectifs.

Lors de mes formations, puis lors de nombreux entretiens d’embauche, j’ai remarqué que souvent le formateur ou le recruteur mettait en avant les compétences techniques nécessaires au nouveau directeur. Je ne veux pas sous estimer ce point de vue, mais je connais de nombreux chefs d’équipes, voir de chefs de services et de directeurs qui s’y connaissent très bien en techniques, mais qui ne savent pas communiquer ou gérer une équipe. Souvent ils en viennent à ne rien déléguer car ils considèrent les autres comme incompétents. De mon expérience, le management, loin des théories, ne s’apprend pas dans des livres mais dans la pratique du terrain.

Le livre « La Vraie Vie des Managers » reste dans ce domaine de la gestion humaine. Pour chacun des vingt points abordés, le récit se décompose en trois parties : Les concepts ou la théorie, puis la vraie vie sur le terrain, et enfin le commentaire de l’expert. Je ne souhaite pas résumer le livre ici, mais juste citer des exemples :

Sur le thème de « l’écoute de son équipe », un chef de service n’aimait pas faire les plannings car il y a toujours un membre de l’équipe qui demande des modifications. En citant les diverses étapes, il expose comment au bout d’un certain temps, il a impliqué, à leur grande satisfaction toute l’équipe à cette tâche, et avec de très bons résultats. Cela me permet aussi de me remémorer comment, progressivement, de façon autodidacte, j’en suis arrivé au même résultat, puis lors de ma dernière expérience professionnelle j’ai pu mettre en application le fruit de cette expérience.

A la lecture du récit suivant qui est sur le thème « organiser » par contre on peut se dire que l’auteur pourrait lire le récit précédent ! Mais il tire tout de même un enseignement de son expérience.

A propos de la « gérer le stress », je peux lire « un chef qui ne sait pas gérer son stress va s’en débarrasser sur ses collaborateurs, en étant généralement très désagréable, injuste, caricatural… ». De moteur, le stress peut devenir un frein à l’entreprise.

C’est ainsi que le livre passe en revue aussi entre autre : le sens, la motivation, l’empathie, l’écoute, les conflits (qui peuvent arriver jusqu'à la limite d'agressions citées dans les journaux en pages "faits divers"), l’évaluation, l’arbitrage, l’avenir…

Certains récits peuvent sembler assez banals, mais pour ceux qui n’ont pas eu la chance de partager des expériences de management au sein de réunions familiales, ou avec des amis, ou dans des associations ou groupes de dirigeants, ils ont l’avantage de faire partager le journalier de ces postes de managers.

Pour ceux qui se posent des questions sur le quotidien du manager, je ne peux que conseiller de lire ce livre.