Pourquoi l’automobile : car c’est une des principales charges de notre foyer, après le logement. Nous habitons à la campagne.

1°) Etudes des frais, des charges

Les frais automobiles, pour un particulier, peuvent être décomposés en 3 parties : Personnellement, j’ai réalisé un fichier sous tableur, comme pour la plupart des postes de l’entreprise, et les principaux postes privés.

1.1°) Prix d’achat du véhicule, moins prix de vente prévisible pour obtenir un prix d’amortissement au km

Dans mon cas, une voiture avec 6 places minimum, car nous avons 4 enfants, capable de nous emmener en vacances à 1000 km de la maison car des parents y sont aussi loin. Et capable de transporter en plus de nous des affaires de camping pour diminuer le nombre de nuits d’hôtel si nous ne voulons pas d’excès de fatigue en faisant la route d’une seule traite. Nous avons opté pour une remorque pour porter, quelques fois par an ce matériel supplémentaire. La puissance de la voiture est prise de façon à donner une aisance de conduite la majorité du temps, quand la voiture n’est pas pleine au maximum. En effet la voiture n’est chargée au maximum que pour les vacances, et certains Week-end. En cas de chargement complet, il est admis que la puissance permet tout de même de rouler à des vitesses permettant le respect du code de la route (je ne prends pas une voiture trop petite pour tirer les 500 kg de la remorque en charge en montagne).

Ensuite on évalue un prix de vente fictif au moment ou on se sépare de la voiture. Ainsi on obtient un prix d’amortissement moyen du véhicule au km, ou au 100 km.

Dans mon cas :

Achat à 100 000 km à 15 000 €

Je prévois de garder ce véhicule diesel jusqu’à sa fin vers 300 000 Km, soit pendant 200 000 km d’où un coût du km de 15 000 €/200 000 km = 0,075, soit 7,5 centimes du Km.

Si je dois me séparer de la voiture à 250 000 km, j’espère la vendre avec 7,5 centimes d’économie par km, soit 0,075 € x 50 000 km soit 3750 €.

Dans mon cas, amortissement du véhicule à 7,5 centimes au km.

1.2°) Evaluations des frais liés à l’utilisation du véhicule réparation, assurance, entretien, hors carburants

Tous ces frais sont dans mon cas les factures de garagistes, et d’assurance. Pour leur calcul, j’ai un tableau récapitulatif de tous ces frais listés par date, km de la voiture, objet des frais, et dans le cas des pneus, évaluation de la durée de vie en km des pneus, d’où le besoin de noter si c’est un pneu avant ou arrière qui est changé, ou juste interverti (cette notation m'a incité à changer de marque de pneus en faveur de pneus plus chers, mais à changer moins souvent). Je n’oublie pas les frais d’assurance.

Dans mon cas, selon les années (30 000 km par an en moyenne) les frais d’assurance et d’entretien varient de 4,1 à 11,7 centimes du km, avec une moyenne de 8,2 centimes d’€ du km.

1.3°) frais de carburant

Des notations systématiques sont faites sur le même véhicule depuis 2 ans. Elles comportent le km, la date, le lieu d’achat, le montant total, le prix du litre, et un commentaire sur le mode de conduite, ou le type de parcours durant le dernier plein (petits trajets, grands trajet, sur voies express ou autoroutes, avec ou sans remorque). Ensuite, des comparaisons peuvent être facilement réalisées. En deux ans, ma consommation de carburant est passée de 8,8 litres au 100 à 7,6 litres au 100. Ma vitesse, sur autoroutes de130 km heure recherchée, je suis passé à 115-120, et, sur voies express, de 110, je suis plutôt à 100. Je constate aussi, que du fait du nombre de voix express en France, si je ne roule plus sur autoroute, je gagne en visuel de paysages et agglomérations traversées, en frais d’autoroutes, et en frais de carburant. Les frais chiffrables sont d’environ 1,5 litres au cent, soit environ 15 € sur mes 1000 km de trajet, plus les frais de péages, soit environ 70 € : gains financiers directs totaux 85 €, 170 € pour nos vacances. Je prends effectivement environ 2 heures de plus, mais suis plus décontracté et crains moins les contrôles routiers.

Mes frais de carburants sont actuellement en moyenne de 9,5 centimes d’Euros du Km.

Et, en conclusion, les frais globaux de mon véhicule sont de 7,5 + 8,2 + 9,5 soit 25,2 arrondi à 25 centimes du km.

2°) Analyse et optimisation

Suite à l’analyse des charges annoncées ci-dessus, des premières déductions peuvent être faites. Est il nécessaire de baisser ces charges ? Si nos moyens financiers sont largement supérieurs aux chiffres énoncés ici, inutile de poursuivre cette perte de temps en études !

2.1°) Comment baisser les charges de véhicules ?

Les baisses de coûts peuvent être réalisées par :

  • Une meilleure régulation de la vitesse, gains espérée de 10% de la consommation, soit peut être encore 1 litre au 100 km maximum, ou environ 1 centimes au km par rapport au 25 centimes de base.
  • Achat de carburant moins cher : un gain de 1 centimes du litre pour un plein de 50 litres me permet de gagner 50 centimes, ceci n’est rentable, sachant que le déplacement du véhicule entraîne des frais moyens d’environ 25 centimes du km (il faut penser aux autres charges que le carburant), que si je fais globalement un détour de moins de 2 km, mais avec 10 centimes d’écart, je peux faire un détours de 20 km, aller et retour.
  • Une baisse des frais d’entretien et d’assurance. Mais il ne faut pas raccourcir sur la durée de vie de la voiture.
  • La baisse du prix d’amortissement de la voiture : Cette solution est plurielle aussi : soit en prenant deux voitures plus petites, soit en utilisant des locations pour les périodes où il y a besoin de la voiture plus grosse (je l'ai fait quand nous n'avions pas de voitures pour 4 enfants), etc. …

2.2°) Effets des distances du lieu de travail sur le salaire.

  • Pour un travail 20 jours par mois. Si le travail est à 1 km de la maison, le coût mensuel est de 1 km par trajet x 2 trajets par jours x 20 jours par mois x 0,25 centimes par km, soit 10 €
  • Pour un travail à 10 km de la maison, le coût mensuel est de 10 km par trajet x 2 trajets par jour x 20 jours par mois x 0,25 centimes par km, soit 100 €
  • Pour un travail à 50 km de la maison, le coût mensuel est de 50 km par trajet x 2 trajets par jours x 20 jours par mois x 0,25 centimes par km, soit 500 €.

Pour des salaires de 1000 à 2000 € par mois, il y a donc bien un effet distance. Certains disent qu’en face il y a un abattement de revenu pour déplacement, mais en cas de non abattement il y a l’abattement forfaitaire, et cet abattement ne compense pas tout. De plus c’est en défaveur de l’environnement vue la consommation de carburant, mais en faveur de l’état vu les taxes sur les carburants. Pour le salarié, le gain se retrouve au moment du chômage, ou des retraites, où le calcul du montant des indemnités est fonction des (derniers) salaires. Pour un travail à 50 km de la maison, et à horaire souples, il peut être intéressant de négocier un logement permettant de réduire les frais générés par la distance mais sans nuire à l’équilibre familial…, ou bien faire des grandes journées, à prés de 12 heures par jours avec plusieurs pauses, mais moins de jours par mois...

2.3°) Effets sur la vie quotidienne

Nous habitons à 5 km du bourg, donc, tous déplacements (achats, sorties, activités pour les enfants) nécessitent 10 km de trajet minimum, ou 2,5 € par trajet, 5 € pour une activité avec 2 allers et retours. Le rôle du congélateur, des achats groupés, de la machine à pain devient important, par contre, le forfait médical de 2 €, le bonus de 10% sur une place de cinéma, et autres ristournes deviennent accessoires Pour le tri sélectif, les dépôts sont à minimum 1 km, et nécessitent aussi un lieu de stockage à la maison, puis un détour supplémentaire des trajets. Pour notre avenir, et pour le moment, nous faisons le choix du tri sélectif.

Voici donc, comment, à partir d’un exemple concret, des observations, analyses permettent de participer à des choix stratégiques d’équilibre de budget en fonctions de paramètres vitaux. On peut changer des valeurs, par exemple vouloir consommer moins d’énergie pour polluer moins la planète, mais cela entraîne de faire le choix de ne plus se déplacer pour voir la famille, diminuer les sorties pour les enfants, refuser un emploi à plus de X km. Où sont les priorités ? Ces choix nécessitent pour le particulier des revenus suffisants, pour l'état, ou les politiques des choix aussi en fonctions des moyens financiers disponibles, et aussi des orientations politiques environnementales, et sociales coordonnées et stables. par exemple la volonté de construire les habitations loins des villes et gisements d'emplois favorise la consommations de carburant, de vehicules, de complexité pour les transports en communs, et la création d'un morcellement social. Ce dernier point peut laisser la place à l'anonymat, l'irrespect par manque de connaissance entre les individus, la dégradations des relations, l'anarchie... voire la consommation de psychotropes...

Les idées peuvent foisonner, mais pour résoudre les nouvelles préoccupations il faut croiser, rapprocher, divers disciplines, voire favoriser les sujets transversaux, puis choisir et trancher. C'est un des rôles des politiques... Sont ils clairs sur ces sujets ?