En effet, dans mon CV pour directeur d’une structure sociale (vieillissement ou handicap), j’évoque mes journées visites à la ferme, ou portes ouvertes des entreprises, et la réception de groupes jusqu’à 120 personnes par jour.

En fait, en étant producteur de roses, je ne souhaitais pas mettre directement un gros budget en publicité. D’autant plus que je faisais parti d’un groupement de producteurs reconnu, et que de cette appartenance, la vente directe aux particuliers ne devait pas être la source principale de revenu. Avec beaucoup de jeux de mots autours de l’importance admise ou pas pour cette vente directe. Par contre, rapidement, j’ai compris certaines choses : En faisant une après midi « bienvenue à la ferme », et dégustation de produits alimentaires à base de roses (gâteaux, mignardises, sirops, Kir à la rose et au cidre, confiture, moutarde, loukoum, etc. …) avec quelques affiches je faisais venir du monde, et parler de l’entreprise de production de fleurs dans la presse. Grâce à cela j’ai eu des contacts avec un pâtissier qui m’a proposé de faire des caramels à la rose. Petit à petit et suite à plusieurs étapes, nous avons monté, avec la chambre d’agriculture, un marché à la ferme, avec une dizaine de productions agroalimentaires locales, et pour le parfum de fête, la fabrication en local, sur le marché du caramel à la rose.

Sur le même principe, en automne, nous avons proposé une semaine culture, avec peintures, tableaux, autours des roses, et une soirée inauguration avec des élus, responsables locaux, et journalistes.

Il y a eu aussi une soirée cabaret, avec chansons autours du thème des roses...

Face au nombre des personnes intéressées par la visite de la serre, j’ai proposé de faire visiter, moyennant finance, pour compenser mon temps, ou celui des salariés. L’office du tourisme m’a soutenu, et a envoyé des tours opérateurs pour visiter la serre, manger dans un restaurant du secteur des produits régionaux, et faire visiter d’autres monuments et spécialités régionales. Cela créait de l’animation. Nous avons contacté aussi tous les clubs de retraités des 50 Km à la ronde. J’ai financé quelques publicités pour alimenter la « pompe » des médias, et en retour j’avais des articles sur mon entreprise, et les évènements qui s’y passaient. En étant aussi impliqué dans des clubs d’entreprises, et des actions sociales, mes finances ne partaient pas forcément dans des annonces directes sur la promotion des fleurs, et leur vente à l’exploitation. Par contre, mon chiffre d’affaire a été multiplié par 10 en moins d’un an, et j’ai envisagé d’ouvrir une boutique en ville présentant la gamme des produits (fleurs, alimentations, tableaux, vaisselles, tissus, livres, parfums, savons, etc. en déclinant ces produits). Une fuite par l’agence immobilière avec qui j’étais en négociation a mi fin à mon projet.

Par ailleurs un notaire, qui n’a pas le droit de faire de la publicité, s’est fait remarquer avec plusieurs articles dans la presse, car il a proposé de vendre, puis vendu une maison selon le « principe de la bougie »…

Un pharmacien propose des produits paramédicaux, ou vétérinaires, et participe à des activités extérieures pour se faire connaître…

Les studios Disney, etc., n’ont presque plus besoin de faire de la pub dans des spots à la télé, il leur suffit de passer des films avec leurs personnages, et ceux-ci sont demandés par les enfants ou parents dans les commerces.

« Vous êtes bien loin de la direction d’une maison de retraite ! »

Et oui, ce n'est pas le principal, je le sais, vous aussi, mais non je ne suis pas loin ! A un poste de direction, j’espère que tous les directeurs savent gérer leur budget, c'est-à-dire 70 à 75 % des frais de personnel, puis des frais d’alimentation, produits de santés, et locations ou amortissement de locaux. Suivi de procédures, et préventions des risques. Gérer des frais de personnel, c’est aussi optimiser les gestes, les actions, et donner un sens à ces actions. Tout ce service est dirigé à 100% vers des personnes résidentes à qui il faut participer à donner un sens à la vie. Il faut donc apporter un plus à ces maisons, faire venir l’extérieur, faire sortir les gens de l’intérieur mobiliser autour des activités, et positiver.

Une maison de retraite propose la création de la plus grande couverture du monde pour le Guiness des reccords. D’autres font des expositions de peintures dans le hall d’entrée. J’en ai connue une (à Plouescat, 29) qui finançait des peintres pour décorer les murs intérieurs de la résidence, et ainsi il a pu faire une inauguration, puis attirer des personnes pour visiter la résidence.

La partie Alzheimer, très à la mode, permet de financer une partie, par exemple de l’animation dans le reste de l’établissement.

D’autres financent des diététiciens grâce à des ateliers cuisines intergénérationnels, etc…

Il faut trouver des valeurs ajoutées autres que le management de base.

C’est un peu comme quand j’étais à l’école, pour les concours scientifiques, ce n’était pas les matières principales le soucis, on y était tous au top, mais les matières dites secondaires à l’époque : la deuxième langue, voire la troisième langue et la langue régionale, le sport, le dessin, ou la musique… En direction de maison de retraite, ou de services pour le handicap, les recruteurs devraient montrer plus d’intérêts pour ces autres compétences… Mais eux aussi veulent s’assurer, et peut être ne pas sortir des sentiers battus. Je provoque un peu, pour avoir des réactions… mais sans méchanceté !

Il faut donc supprimer des choses du CV, faut-il supprimer les évidences, le management, ou bien ce qui en fait un plus, toutes les compétences annexes !