Organisation d’un chantier - premier exemple
Par André MUSARD le mercredi 15 octobre 2008, 17:05 - Management - Lien permanent
De grands discours ou du concret ? Démarrons par un exemple. Je ne sais combien de chantiers j’ai disséqué, analysé, et aménagé. Voici un exemple de solution, de mémoire en production de roses : le conditionnement.
Pour une ensemble de tâches données, je préfère décomposer l’équipe en sous équipes autonomes avec le plus petit effectif possible (4 à 6 personnes), et en laissant la possibilité qu’il y ait des absents. J’ai observé combien de chantiers bloqués, ou en mauvais fonctionnement car dans l’entreprise il y avait 25 % d’absent en moyenne, et qu’un chantier optimisé pour 10 personnes tournait à 50% de rendement dés qu’il manquait une personne !
Pour un chantier donné, il est indispensable d’avoir au moins une personne présente apte à tous les postes pour pallier aux absences. Tous les postes sont par ailleurs analysés et enregistrés dans des fiches de procédures (misent à jours régulièrement de façon à retourner aux bases et retenir pourquoi ils ont évolué ainsi).
Pour l’ensemble du chantier, l’objectif des tâches est analysé, puis décomposé en sous tâches de façon à limiter les tâches inutiles. (Inutile de faire tomber les déchets par terre pour ensuite se baisser pour les ramasser et les mettre dans des récipients).
Un schéma global du chantier est réalisé de façon à réaliser les flux les plus courts possible, avec lieux de stockage intermédiaire éventuel, et en cherchant à ce que les flux ne se croisent pas à un instant donné.
Voici ci-dessous un exemple, (de mémoire car j’ai détruits ces documents réalisés il y a prés de 10 ans déjà).
Le croquis se fait sur papier quadrillé. 1 carreau représente 50 cm, en rouge les fleurs brutes, en bleu celles en bottes, en vert les déchets (5 à 80% des fleurs selon les fois et à ces stades du parcours dans l’entreprise).
Croquis 1 (désolé, c'est écrit en petit et à la main, intervenir sur le zoom de la page, peut être en bas à droite, au lieu de 100% mettre 150 ou 200% ...) :

Sur la droite du croquis, des tables en plus. A ces tables les plus loin du lieu de calibrage il est possible de placer les personnes les moins rapides, où en formation, où celles occupées en même temps à d’autres tâches complémentaires mais ponctuelles telles que la vente, ou l’accueil téléphonique.
Une des tables est prévue pour un gaucher. En général je compte un gaucher pour 10 salariés.
La hauteur des poste est soit adaptable, soit adaptée à la moyenne des salariés (voir légèrement trop haut de façon que, en mettant un tapis rehausseur elle soit adaptée aux plus petits, c’est plus facile que de faire un trou dans le sol, lequel trou serait une réserve à saletés !).
Le personnel étant debout, ils ont la possibilité de s’appuyer, et de poser un pied plus haut que l’autre. Sous les pieds, un tapis épais en caoutchouc protège du froid, de la dureté du sol, de l’eau.
Au niveau de la traçabilité, un compteur est placé sur la calibreuse de façon à connaître le nombre global de fleurs, et lors de la mise en botte, une étiquette à incrémentation est fixée sur chacune des bottes de façon à réaliser un suivi des personnes et des nombres de bottes réalisées, avec retour possible à la date et l’exécutant des tâches en cas de contrôle, ou de recherches diverses.
Autre remarque : il est prévu, et conseillé, pour éviter lesTMS (Troubles Musculo Squelettiques) de faire alterner les tâches, et imposer des pauses !